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A l’écoute l’Artiste #Mickey3D  sur #IXIISIS Radio
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Mickey 3D – “La rose blanche”, single disponible : Itunes

En concert le 15 avril 2016 à Paris au Trianon : http://smarturl.it/mickey3dtrianon
Nouvel album sortie prévue printemps 2016

En hommage à Sophie Scholl

Sophie Scholl, née le 9 mai 1921 à Forchtenberg en Allemagne et exécutée le 22 février 1943 à Munich, est une résistante allemande de la Seconde Guerre mondiale et l’un des piliers, avec son frère Hans, du réseau La Rose blanche (Die Weiße Rose).

Il y eu l’année Sophie, comme les années Louise, Edith ou Manon.
Personne ne se souvient si cette année-là les rois du ballon jouaient en chemise noire.
Sophie Scholl n’a certainement pas de lecteur mp3 pour écouter ” La Rose Blanche” avec les étudiants qui l’entourent.
Elle n’a que le sourire et le secret d’une jeune femme idéaliste.
La discrétion assumée d’une joie courte.
Comme les ballons qui s’envolent.

Images extraites du film « Le ballon rouge » d’Albert Lamorisse (1956)

Mickey 3d en concert :
31 mars : Festival les Enchanteurs (62)
2 avril : Festival Chorus des Hauts de Seine – La Piscine – Châtenay Malabry (92)
3 avril : EMB – Sannois (95)
15 avril : TRIANON Paris (75)
21 avril : Les Docks – Lausanne (CH)
22 avril : Atelier – Cluses (74)
23 avril : Les Abattoirs – Bourgoin Jailleu (38)
29 avril : Docks – Cahors (46)
30 avril : Festival Musik’avril Brive – Brive (19)
4 mai : Paloma – Nimes (30)
20 mai : Festival Moisson Rock – Juvigny (50)
21 mai : Espace Jara Soignies (Bel)

Source: Mickey 3D Youtube

Paroles de la chanson “La rose blanche” par Mickey 3d

Je sais que le jour viendra ou le vent se lèvera
Et nous serons des milliers
La nuit vous étranglera
Et sur vos corps allongés
Les roses viendront pousser

Vous vous souviendrez de moi au moment de votre souffler dernier
Vous vous souviendrez du jour ou vous avez mis ma tête à couper
Vous vous souviendrez peut-être mais le monde vous aura vite oublier
Car, il se souviendra de nous si l’histoire ne nous a pas effacée

Je ne suis plus là pour témoigner
Mais les roses blanches ont poussés
Les idiots ne l’emportent jamais
Et le ciel a tout filmé

Aujourd’hui c’est moi qui tombe
Je rejoins l’armée des ombres
Mais demain je reviendrai
J’irai danser sur nos tombes
Juste après la pluie qui tombe
L’herbe viendra repousser

Vous vous souviendrez de moi au moment de votre souffler dernier
Vous vous souviendrez du jour ou vous avez mis ma tête à couper
Vous vous souviendrez peut-être mais le monde vous aura vite oublier
Car, il se souviendra de nous si l’histoire ne nous a pas effacée

Je ne suis plus là pour témoigner
Mais les roses blanches ont poussés
Les idiots ne l’emportent jamais
Et le ciel a tout filmé

Je ne suis plus là pour témoigner
Mais les roses blanches ont poussés
Les idiots ne l’emportent jamais
Et le ciel a tout filmé

HISTOIRE – Sophie Scholl et ses camarades de “la rose blanche”

Mémorial Scholl devant l’Université Louis-et-Maximilien de Munich.

Décapitation de la « Rose blanche »

Le 22 février 1943, trois étudiants allemands d’une vingtaine d’années sont guillotinés dans la prison de Stadelheim, près de Munich. Leur crime est d’avoir dénoncé le nazisme dans le cadre d’un mouvement clandestin, « La Rose blanche » (Die Weiße Rose en allemand).

Comment, de juin 1942 à février 1943 une poignée de jeunes étudiants chrétiens ont-ils pu défendre les valeurs démocratiques au prix de leur vie ? Comment ont-ils pu diffuser six tracts incendiaires tout en écrivant le soir des slogans pacifistes et antinazis sur les murs de Munich ?

Les prémices de la résistance

Résidant à Ulm et âgé de 14 ans en 1933, le lycéen Hans Scholl n’est pas au début insensible aux discours de Hitler. Comme tous les jeunes Allemands de son âge, il s’engage avec sa soeur Sophie (12 ans) dans les Jeunesses Hitlériennes mais prend assez vite ses distances.

Aidé par ses parents et encouragé par l’éditeur Carl Muth du mensuel catholiqueHochland, il rompt avec le national-socialisme et se consacre à ses études de médecine. Il lit les penseurs chrétiens (Saint Augustin, Pascal) et l’écriture sainte. Mais il est arrêté et emprisonné en 1938 pour sa participation à un groupe de militants catholiques.

Quatre ans plus tard, sa décision est prise. Il décide d’entrer en résistance par l’écrit après avoir lu des sermons de l’évêque de Münster Mgr von Galen dénonçant  la politique du gouvernement à l’égard des handicapés.

Un noyau dur se constitue autour de Hans et Sophie Scholl (protestants) et de trois étudiants en médecine que lie une solide amitié : Alexander Schmorell (25 ans, orthodoxe et fils d’un médecin de Munich) ; Christoph Probst (23 ans marié et père de trois jeunes enfants), et Willi Graf (24 ans, catholique). Il est bientôt rejoint par Traute Lafrenz, une amie de Hans.

Hans et Sophie Scholl et leur ami Christoph Probst

En juin 1942, alors que Hitler est au sommet de sa puissance, le petit groupe décide d’appeler les étudiants de Munich à la résistance contre le régime nazi, qualifié de « dictature du mal ». Sophie se garde d’informer de ses actions son fiancé, un soldat engagé sur le front de l’Est.

La rose s’épanouit

En moins de quinze jours, les jeunes gens rédigent et diffusent 4 tracts, signés « La Rose blanche » (Die Weiße Rose). Imprimés dans l’atelier de Munich mis à leur disposition par l’écrivain catholique Théodore Haecker, ils sont diffusés de la main à la main, déposés chez des restaurateurs de la ville ou adressés par la poste à des intellectuels non-engagés, des écrivains, des professeurs d’université, des directeurs d’établissements scolaires, des libraires ou des médecins soigneusement choisis.

Les tracts font référence à d’éminents penseurs (Schiller, Goethe, Novalis, Lao Tseu, Aristote) et citent parfois la Bible. Leurs lecteurs sont invités à participer à une« chaîne de résistance de la pensée » en les reproduisant et en les envoyant à leur tour au plus grand nombre possible de gens.

Willi Graf est enrôlé dans l’armée en juillet 1942 et découvre à cette occasion nombre d’atrocités. Quant à Hans Scholl et Alexander Schmorell, incorporés comme maréchal des logis dans la Wehrmacht en tant qu’étudiants en médecine, ils passent trois mois sur le front russe et constatent avec effroi l’horreur des traitements infligés aux juifs, aux populations locales et aux prisonniers soviétiques.

À partir de novembre 1942, les résistants de La Rose Blanche bénéficient du soutien de leur professeur Kurt Huber (49 ans, catholique convaincu) de l’université de Munich, qui devient leur mentor. Ils impriment et diffusent leurs tracts à des milliers d’exemplaires dans les universités allemandes et autrichiennes d’Augsbourg, Francfort, Graz, Hambourg, Linz, Salzburg, Sarrebruck, Stuttgart, Vienne et même de Berlin !

Le petit groupe collecte en même temps du pain pour les détenus de camps de concentration et s’occupe de leurs familles. Il est toutefois déçu par le peu d’écho de ses initiatives au sein de la population étudiante.

Un cinquième tract intitulé « Tract du mouvement de résistance en Allemagne » est distribué à plusieurs milliers d’exemplaires dans les rues, sur les voitures en stationnement et les bancs de la gare centrale de Munich ! Plus fort encore, en février 1943, Hans Scholl et Alexander Schmorell écrivent la nuit des slogans sur les murs du quartier universitaire : « Liberté ! Hitler massacreur des masses ! A bas Hitler !… »

Imprimé à plus de 2.000 exemplaires, distribué et envoyé par la poste, le sixième et dernier tract commente la défaite de Stalingrad, condamne les méthodes nazies et invite la jeunesse du pays à se mobiliser. Comme quelques centaines de ces tracts n’ont pu être expédiés, Hans Scholl décide de les diffuser dans l’Université de médecine.

Malheureusement, le matin du 18 février 1943, Hans et sa soeur Sophie sont aperçus par le concierge de l’université en train de jeter un dernier paquet de tracts du haut du deuxième étage donnant sur le hall. Ils sont aussitôt arrêtés avec leurs amis, livrés à laGestapo (la police politique) et emprisonnés à Stadelheim.

Un procès expéditif

Le 22 février 1943, après une rapide instruction, le Tribunal du peuple chargé des « crimes politiques » se réunit pour un procès expéditif de trois heures.

Il est présidé par Roland Freisler, venu exprès de Berlin. Cet ancien communiste est l’un des chefs nazis les plus brutaux qui soient. Sophie Scholl, qui a eu une jambe brisée au cours de son« interrogatoire » par la Gestapo et comparaît sur des béquilles, lui fait face avec un courage inébranlable.

Freisler prononce lui-même la condamnation à mort pour trahison de Hans Scholl, de sa soeur et de leur ami Christoph Probst – baptisé quelques heures avant son exécution par un prêtre de la prison.

Sophie et Hans sont exécutés par les fonctionnaires de la prison de Stadelheim après avoir revu une dernière fois leurs parents, Robert et Magdalene Scholl. Hans Scholl s’écrie « Vive la Liberté ! » avant de mourir sur la guillotine (cet instrument a été importé de France en Bavière au XIXe siècle, à la suite des guerres napoléoniennes). Depuis, les trois jeunes martyrs reposent les uns à côté des autres dans le cimetière voisin de la forêt de Perlach.

Quelques mois plus tard, un second procès frappe quatorze accusés pris dans la même vague d’arrestations : le professeur Kurt Huber, Alexander Schmorell et son camarade Willi Graf sont condamnés à mort. À l’automne 1943, le réseau de Hambourg est lui aussi démantelé par la Gestapo.

Dix autres membres de la Rose Blanche – amis des Scholl, jeunes étudiants des universités d’Ulm et de Sarrebruck, ou sympathisants actifs comme Eugen Grimminger qui les avait aidés financièrement – sont envoyés en camp de concentration où ils paieront aussi de leur vie leur participation aux activités du mouvement.

Malgré son caractère confidentiel, la Rose Blanche bénéficie d’une notoriété nationale et même mondiale. Le 27 juin 1943, parlant de « la naissance d’une foi nouvelle, celle de l’honneur et de la liberté », l’écrivain allemand en exil Thomas Mann lui rend hommage sur les ondes de la BBC tandis que durant l’été 1943, l’aviation anglaise jette sur le pays un million d’exemplaires du dernier tract rédigé par le professeur Huber.

L’ami de coeur de Sophie, qui était sur le front de l’Est, obtient une permission sitôt qu’il apprend son arrestation mais il arrive à Munich deux heures après son exécution. Il va entrer dès lors dans la résistance au péril de sa vie…

La Rose Blanche a vécu à peine un an mais la mémoire d’une lutte héroïque – contre la résignation et pour la défense de la liberté d’opinion lorsqu’elle est menacée -, elle, ne s’éteindra jamais.

Un film émouvant et vrai

Sophie Scholl, le dernier jourLe cinéaste allemand Marc Rothemund a réalisé en 2005 un film émouvant et rigoureux, Sophie Scholl, les derniers jours (en allemand Sophie Scholl, die letzten Tage). Il relate l’arrestation du groupe de jeunes gens, l’instruction de leur procès et leur exécution.

Son film suit fidèlement la réalité historique telle que relatée dans le livre de souvenirs publié en 1953 par la soeur de Hans et Sophie Scholl : Die weisse Rose (mal traduit, l’ouvrage a répandu dans le public français quelques erreurs factuelles, notamment en traduisant le mot allemand Fallbeil par hache au lieu de guillotine).

Source: herodote.net

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